AVANT-GOÛT |
« Sur la plage, dans le sable/ Je recherche des sensations/ Sur la planche, sur la vague/ Je ressens des sensations ». C’est avec ces paroles faussement naïves scandées sur des rythmes syncopés – synthés en fusion, batterie métronomique, guitare épique – que La Femme revisitait en 2013 la surf music. Un courant musical né à l’aube des années 1960, époque où le surf moderne – comme sport, mais aussi art de vivre et industrie – se diffusait progressivement sur les côtes californiennes, australiennes et basques (avec Biarritz en épicentre). Hédonisme, bronzage, feu de camp sur la plage : on associe à tort le surf à l’été sans fin. La faute aux hymnes solaires des Beach Boys et au documentaire culte Endless Summer, sorti en 1966, qui contribuera à la diffusion planétaire de cette culture. Pourtant, comme l’écrira William Finnegan dans Jours barbares (Le Sous-Sol, 2017) : « L’été fait partie de l’imaginaire populaire du surf. Comme une bonne part de cette imagerie, c’est faux. La majorité des surfeurs, partout dans le monde, au nord et au sud de l’équateur, ne vit que pour l’hiver ». Le journaliste et écrivain américain en sait quelque chose, lui qui a passé sa vie à rechercher des sensations sur la planche, sillonnant le monde à la recherche de la vague parfaite, des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux townships de Johannesburg en passant par les falaises de l’île de Madère. Dans son récit, il n’oublie pas de rappeler le caractère religieux de cette pratique polynésienne – notamment à Hawaï –, que les missionnaires calvinistes considéraient d’un mauvais œil et qu’ils finiront par interdire. Elle disparaîtra quasiment, pour renaître en Californie sous la forme d’un sport prisé des Blancs. Spot de surf depuis les années 1970, Dakar et sa côte bercée par l’Atlantique représentent aujourd’hui un nouvel horizon pour la jeunesse sénégalaise, raconte cette semaine la journaliste Laetitia Møller. « Notre objectif est de changer le visage du surf dans le monde, en permettant aux surfeurs noirs d’accéder aux plus grandes compétitions », affirme le champion Ibra Samb. A l’instar de la Côte d’Ivoire, le Sénégal a vu ces dernières années cette pratique sportive se structurer. De quoi fédérer, donner de l’espoir et inspirer l’envie de se dépasser. Tels sont les enjeux du sport, thème du treizième numéro du supplément Le Goût de M, en kiosque depuis jeudi et durant tout le week-end. |
|
GOÛT DE CŒUR |  | Mathieu Richer Mamousse pour M Le magazine du Monde
| A Dakar, la nouvelle vague du surf : « C’est devenu un chemin de réussite et une culture » Laetitia Møller Article réservé aux abonnés
REPORTAGE|Au Sénégal, sur la côte dakaroise jalonnée de petits villages et de plages, où l’Atlantique creuse des tubes puissants attirant les surfeurs du monde entier, une nouvelle vague de jeunes champions sénégalais, filles et garçons, ont le feu aux planches. Chaque jour, ils se lancent à l’assaut de l’océan dans une dizaine de spots de ce littoral sauvage et secret. | Lire la suite  |
|
|
C’EST TENDANCE !  EXERCICE DE STYLE Cette saison, la robe diffuse le pouvoir des fleurs Lire l’article  |
 EST-CE BIEN RAISONNABLE ? Est-ce bien raisonnable de… porter des mules en ville ? Lire l’article  |
|
|
LE PODCAST DE LA SEMAINE | PODCAST | LE GOÛT DE M | Annette Messager, artiste : « J’ai remplacé Dieu par l’art. C’est un peu la même chose, c’est une croyance » | L’artiste et plasticienne, figure majeure de l’art contemporain, investit le Musée de la chasse et de la nature à partir du 14 avril pour une exposition intitulée « Une hirondelle ne fait pas le printemps ». Elle est l’invitée du « Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes. |  | | LE GOÛT DE M Annette Messager, artiste : « J’ai remplacé Dieu par l’art. C’est un peu la même chose, c’est une croyance » 10 avril 2026 Écouter l'épisode |
| | | Annette Messager aime subvertir la tradition : « Ça m’amuse toujours », glisse celle qui, au cours d’une carrière artistique de plus de cinquante ans, a exposé dans le monde entier ses œuvres brodées, tricotées, dessinées, sculptées, ses photographies et ses objets collectionnés. Reconnue comme une figure majeure de l’art contemporain, Annette Messager déploie son travail sur les murs et les sols, y mêlant souvent écrits, jouets, oiseaux empaillés, peluches, cordes, fils, photos. Et interroge les identités, les rôles et les mythologies attribués aux femmes et au féminin, ainsi que la place de l’enfance. A partir du 14 avril, des installations et des œuvres d’Annette Messager dialogueront avec les collections du Musée de la chasse et de la nature, à Paris, pour l’exposition « Une hirondelle ne fait pas le printemps », construite autour de l’animal, motif qu’elle explore depuis le début de sa carrière artistique, dans les années 1970. La plasticienne y a élaboré un parcours conçu comme une fable, pour « s’immiscer au milieu des bestioles ». | Retrouver tous les épisodes  |
|
AILLEURS SI J’Y SUIS |  | CITA STUDIO/TOURISME PAYS DE NEMOURS
| Une balade à Nemours, du château-musée à la « mer de sable » Julien Thèves Article réservé aux abonnés
REPORTAGE|A une heure de Paris, la petite cité seine-et-marnaise se prélasse autour de son imposante forteresse médiévale. De son centre vivant et commerçant, on atteint rapidement la forêt profonde ou une île rendue à la nature. | Lire la suite  |
|
|
Vos retours nous intéressent Partagez votre avis sur cette newsletter avec la rédaction du Monde |
HISTOIRES DE GOÛT  DESIGNERS & ARTISANS A la Triennale de Milan, une exposition en hommage à Andrea Branzi, designer philosophe : « Ses collectionneurs s’intéressent autant à ses objets qu’à sa pensée »La Triennale de Milan consacre une rétrospective inédite à cet architecte et designer italien méconnu, disparu en 2023, considéré comme une influence majeure par ses pairs. Plus versé dans l’art que dans la production industrielle, il créait des œuvres poétiques, destinées à faire réfléchir plutôt qu’à remplir une fonction. Lire la suite  |
 LES BONNES ADRESSES MODE Chez Rubirosa’s, Lauren Rubinski tient boutique de classiques chics et de beaux lingesLa créatrice Lauren Rubinski a conçu sa petite boutique parisienne comme un écrin à l’ancienne. Son vestiaire mixte et raffiné, où les chemises tiennent le premier rôle, séduit une clientèle éprise de qualité. Lire la suite  |
 UNE HISTOIRE DE... « Déjà, il étouffe. Et se demande s’il existe sur cette terre des fils adultes qui savent comment respirer à côté de leur mère vieillissante »Chaque vendredi, la romancière Aude Walker imagine une fiction à partir d’une œuvre photographique. Cette semaine, un cliché du photographe belge Joselito Verschaeve. Lire la suite  |
 DANS L'ATELIER Dans l’atelier de… Marie et Alexandre, un duo à la complicité créativeC’est d’un coup de foudre amical qu’est née la collaboration entre la designer Marie Cornil et le sculpteur et peintre Alexandre Willaume. Les meubles et luminaires en verre, céramique ou métal de ces touche-à-tout reflètent leur insatiable désir d’invention. Lire la suite  |
|
|
L’AGENDA DE LA SEMAINE  L'AGENDA CULTUREL ET ART DE VIVRE Que faire, que voir, où aller ? L’agenda culturel et lifestyle à partir du 11 avrilChaque samedi, « Le Goût du Monde » vous propose sa sélection de rendez-vous et d’adresses dans toute la France. Cette semaine, une rétrospective de la photographe Lee Miller à Paris, l’ouverture d’une nouvelle Maison Sisley à Deauville, la Fête des parcs et jardins à Barbizon… Lire la sélection  |
|
|
|